J’connais; tu connais? – I know; do you know

Pour la dernière chronique, j’ai écrit que les Cadiens disent plus souvent “je connais” ou “j’connais” que “je sais” ou “j’sais”. Pour vous donner un exemple, on se sert de “connaitre” ou “connaitte” même pour parler d’être capable de faire une activité, comme “j’connais parler français”. Pour vrai dire, je ne crois pas que j’ai jamais entendu l’expression “j’sais” d’un Cadien ou d’une Cadienne qui n’a pas eu de contact avec un autre parler français.

Pour ceux de vous qui connaissent une place dans la Louisiane où “j’sais” se dit, laissez-moi donc savoir

Pour les Cadiens qui aiment dire souvent “j’connais”, il y en a, pourtant, qui se servent de “savoir” dans quelques expressions. Pour vous donner des exemples, on peut entendre:

– pour demander pour quelque chose, “Tu sais s’il connait parler français?” – pour dire quelque chose au négatif, “Moi, j’sais pas s’il connait parler français,” – pour dire quelque chose au passé, “Moi, j’savais qu’il connaissait parler français,” et – pour demander quelque chose qui va arriver à l’avenir, “Équand tu vas me quitter savoir s’il connait parler français?”

Pour chacun de ses exemples, il y en a aussi un tas de monde qui aime mieux dire: “tu connais”, “moi j’connais pas”, “j’connaissais”, et “laisser connaître”.

Pour ceux de vous qui ne sont pas d’ici (et pour nous-autres icitte), il faut vous dire qu’on a plusieurs manières de se servir de ces deux verbes qui sont pareils. Pour vous donner encore des exemples, les Cadiens, les Acadiens et tous les francophones comprennent:

– “T’as su que dans la Louisiane on connaissait bien le français?”

– “Bien sûr, moi, j’connais bien les Cadiens. Ils sont bien connus pour parler le français.” Moi, j’connais que vous-autres saviez ça, (pour sûr).

For the last column, I wrote that Cajuns say more often “j’connais” (UZH- KONE-NAY) than “j’sais” (SHAY) to mean “to know”. For example, we use “connaîtte” (KONE-NET) to mean “to know how to or to be able to do an activity”, such as “j’connais parler français”, I know how to speak French.

For in truth, I don’t believe that I’ve ever heard “j’sais” from a Cajun, who has had no contact with another way of speaking French. For those of you who know of a place in Louisiana where “j’sais” is said, please let me know.

For the Cajuns who often like to say “j’connais”, there are some of them, however, who use “savoir” (SAH-VWAHR) or (SAH-WAHR) in some expressions. For example, we can hear:

– for asking about something, “Tu sais s’il connait parler français?” (TOO SAY SEE-E KONE-NAY PAHR-LAY FRAHN-SAY), “Do you know if he knows how to speak French?” – for saying something in the negative, “Moi, j’sais pas s’il connait parler français” (MWAH-SHAY PAS SEE-E KONE-NAY PAHR-LAY FRAHN-SAY) “I don’t know if he knows how to speak French?” – for saying something in the past tense, “Moi, j’savais qu’il connaissait parler français,” (MWAH-SHAH-VAY KEE KONE-NAY-SAY PAHR-LAY FRAHN-SAY) “I knew that he knew how to speak French,” and – for asking about something that will happen in the future, “Équand tu vas me quitter savoir s’il connait parler français?” (AY-KAHN TOO VAHM KEE-TAY SAH-WAHR SEE-E KONE-NAY PAHR-LAY FRAHN-SAY) “When will you let me know if he knows how to speak French?”

For each one of these examples, there are a lot of people here who prefer saying: “tu connais” (TOO KONE-NAY) “you know”, “moi j’connais pas” (MWAHSH KONE-NAY PAH) “I don’t know”, “j’connaissais” (UZH KONE-NAY SAY) “I knew”, and “laisser connaître” (LAY-SAY KONE-NET) “to let know”.

For those French speakers from elsewhere (and for us locals), it must be said that there are many similar ways in which to use these two verbs. For example, Cajuns, Acadians, and all French speakers would understand:

– “T’as su que dans la Louisiane on connaissait bien le français?” (TAH SUE KUH DAHN LA LOO-WEEZ-E-AHN OHN KONE-NAY-SAY BE-AN LUH FRAHN-SAY) “Did you find out (get to know or learn about) that in Louisiana we know French well?” – “Bien sûr, moi, j’connais bien les Cadiens. Ils sont bien connus pour parler le français.”

(BE-AN SUHR, MWAHSH KONE-NAY BE-AN LAY KAH-JAN. EE SOHN BE-AN KONE-OO POOR PAHR-LAY LUH FRAHN-SAY)

“Of course, I know the Cajuns well. They are well known for speaking French.” I know that y’all knew that (for sure).

L’importance des dates – Importance of Dates

On a déjà discuté l’importance des noms pour faire de la recherche en généalogie. Le morceau d’information le plus important après le nom, c’est les dates, i.e. les naissances, les mariages, et les décès (morts). Les dates de baptême et d’enterrement, quand elles sont disponibles, sont aussi utiles. L’état de la Louisiane n’a pas maintenu de certificats de naissance ni de décès jusqu’à 1918. Les archives avant cette date n’existent probablement pas, à moins que la paroisse elle-même a maintenu cette sorte d’archives. Si la personne(s) qui est recherchée était catholique, la naissance et/ou le décès seraient probablement dans les archives de l’église ou du diocèse où la personne habitait. Le plus loin dans le temps la recherche, le plus difficile ça devient d’obtenir l’information.

En référence aux dates, bien que les dates exactes sont les meilleures, on est des fois obligé d’utiliser des approximations. Quand une date de naissance n’est pas disponible, on peut estimer l’année de la naissance avec a) l’année du mariage des parents; b) les dates de naissance des frères et des sœurs, et l’ordre de leurs naissances; c) la date du mariage pour la personne (d’habitude les hommes se mariaient quand ils avaient de 17 à 20 ans, mais les femmes avaient généralement 16 à 18 ans); d) l’âge donné à un recensement et finalement e) la date du décès (l’âge était des fois marqué).

On devrait être prudent des âges donnés au recensement ou au décès, parce que fréquemment, l’âge n’est pas correct, des fois par quelques années. Savoir deux ou plus des dates mentionnées plus tôt, améliore l’exactitude de notre estimation. La plupart des mêmes critères peuvent être utilisés pour déterminer d’autres dates, comme la date du mariage.

Souvenez-vous de maintenir le même format en écrivant les dates (i.e. 2 août 1927 ou août 2, 1927 etc.) pour toutes vos recherches. Vous ne voudriez pas août 2 comme 8-2 qui peut être interpréter comme le 8 février. Aussi, si vous trouvez deux dates pour un événement, écrivez les deux et peut-être vous pourrez situer avec précision la date exacte avec plus de recherche.

We have discussed the importance of names in researching our relatives in genealogy. The next most important piece of information to be gathered is dates: eg. births, marriages and deaths. Dates of baptism and burial when available are also useful information. The state of Louisiana did not maintain birth and death certificates until 1918. Records prior to that date probably do not exist, unless the parish where the birth or death occurred kept such a record. If the individual(s) being researched were catholic, the birth or death would probably be shown in the records of the church or diocese where the person lived. The further back our research takes us the more difficult it becomes for us to obtain good factual information.

With reference to dates, although the exact dates are best, we are sometimes compelled to deal with approximations. When a birth date is not available we can estimate the year of birth by the following: a). determine the year of the parents marriage if available. b). try to determine the siblings birth dates, if available, and the sequence of their births. c). the date of the individual’s marriage if available. Men generally married at 17 to 20 years of age while women generally married at 16 to 18 years of age. d). If one of the spouse’s age is known, the other spouse’s age is generally within close proximity. d). the age given on a census. Finally e). on the date of death, their age was sometimes recorded.

We should be cautious of the ages given on a census or at the time of death because frequently the age is not accurate, sometimes by as much as a few years. Knowing two or more of the above improves the accuracy of our estimation. Most of the same criteria can also be used to determine the date of marriage.

Remember to keep the same format in writing dates (eg 2 AUG 1927, 8-2-1927 or August 2, 1927 etc.) throughout your research. You wouldn’t want August 2 written as 8-2 and be interpreted as February 8. Also, if you find two dates for an event, write both of them down and maybe you can pinpoint the exact date with more research.

L’histoire de notre famille – Our family history

Tout quelqu’un a une histoire importante qui nous fait qui on est. Notre histoire et l’histoire de notre famille sont uniques. On les garde soigneusement et les partage avec les autres. Mais tout d’abord, il faut les trouver.

L’histoire qu’on apprend à l’école est l’histoire des actions des grandes hommes et femmes. Ce qui est négligé est l’histoire des gens qui, pas après pas, avec des sacrifices et en silence, ont aidé à constuire un pays. L’histoire de notre famille est l’histoire d’une nation. Ça qu’on apprend en recherchant notre histoire va voyager loin au delà des murs de nos maisons: on va trouver les héros et les villains, les saints et les pécheurs. On va se trouver nous-mêmes.

Trouver comment et avec qui on est parent est le but essentiel de notre recherche. Beaucoup de noms de nos ancêtres, beaucoup de dates et lieux sont déjà enregistrés dans les livres ou autres matériels de référence, mais on connaît pas comment on est parentés.

Des fois l’information et les ressources nous donnent la parenté, et des fois, on doit la figurer en regardant les enregistrements des autres parentés; soit directement, soit collatéral. Par exemple, un enregistrement de naissance pour une sœur, un frère, ou un cousin peut identifier les noms des grand-parents maternels ou paternels qu’on a besoin. Ça peut valider les parentés qui étaient pas sur une autre liste.

N’importe qui peut rechercher l’histoire de sa famille. On a pas besoin d’un talent spécial ou d’un diplôme. L’histoire de famille et la généalogie va nous aider à reconnaître les membres de notre famille dans une nouvelle façon. On va être surpris et enchanté avec ça qu’on apprend et de voir comment le monde nous aide à chercher.

Quand on commence une recherche pour les ancêtres, on va trouver de l’information sur beaucoup de nos parentés. Chaque parenté qu’on peut trouver de l’information n’est pas nécessairement un ancêtre.

Un ancêtre est quelqu’un de qui on a directement descendu. Nos parents, nos grands-parents et nos grands-grands-parents sont nos ancêtres. Même si on est parentés avec les tantes et les grands-tantes, les oncles et les grands-oncle, ils sont pas nos ancêtres car on a pas directement descendu d’eux. On va quand-même ramasser de l’information sur eux, mais ils vont pas être le focus de nos recherches.

L’histoire des familles c’est l’histoire de nos ancêtres et c’est la riche tapisserie de leurs vies. L’histoire des familles c’est les traditions qui étaient passées de génération en génération, les traditions qui sont entendues dans les chansons et partagées à la table avec des repas cuits avec les recettes des grand-mères. C’est notre réligion, c’est les photos et les courtepointes, les journaux et les lettres. L’histoire de famille peut nous aider à rechercher notre généalogie, et notre généalogie nous donne les preuves de notre histoire de famille.

Everyone has an important history that makes us who we are. Our history and the history of our family are unique. We treasure them and share them with others. But first we must begin to find them.

The history that we learn in school is a record of great deeds by great men and women. What is neglected is the story of people who, step by step, and through quiet sacrifice, helped to build a country. The story of our family is the story of a nation. What we will learn when researching our family history will go far beyond the walls of our home: we will find heroes and villains, saints and sinners. We will find ourselves.

Finding how and to whom we are related is the basic goal of our research. Many of our ancestors’ names, dates and places are already recorded in books or other reference material, but we do not know how they are related to us.

Sometimes our resource information will give us the relationships and sometimes we have to figure it out by looking at the records of other relatives; either direct or collateral. For example, a birth record for a sibling or cousin may identify the maternal and/or paternal grandparents names that we need in our line. This could validate a relationship that was not listed elsewhere.

Anyone can research family history. No special skills or degree is needed. Family history and genealogy will help us reconnect with family members in a new way. We will be surprised and delighted with what we learn and with how willing people are to cooperate and help us.

When we begin our search for ancestors we will find information about many of our relative. Not every relative that we find information about will be an ancestor.

An ancestor is someone from whom we are directly descended. Our parents, grandparents and great-great-grandparents are our ancestors. Although we are related to aunts and great-aunts, uncles and great-uncles, they are not our ancestors because we are not descended directly from them. We will still gather information about these relatives, but they will not be the primary focus of our search.

Family history is the stories of the lives of our ancestors, the rich tapestry of their lives. Family history is the lore that has been passed down from generation to generation, the traditions that are heard in song and shared at the table over meals cooked from grandmother’s recipes. It is our religion. It is the photos and the quilts, the diaries and the letters. Family history can help us research our genealogy, and our genealogy proves our family history.

Outils de généalogie –Genealogy tools

En commençant notre histoire de famille et la généalogie, c’est important d’user les outils les plus communs en généalogie pour organiser l’information qu’on connaît de nos ancêtres: le diagramme de généalogie, le registre de famille, et le registe de recherche.

Le diagramme de généalogie est usé pour montrer notre ascendance à un coup d’œil.

Pendant qu’on amasse de l’information de nos parentés et nos ancêtres, le diagramme de généalogie nous aide à pas perdre de vue l’information qu’on trouve. C’est facile au commencement quand on écrit l’information de nous-mêmes et nos parents – il y a que trois noms et collections de dates qu’il faut connaître. Mais bientôt, la tâche va avoir des nouvelles proportions. Avec chaque génération, on a deux fois plus d’ancêtres. On a deux parents, quatre grand-parents, huit grand-grand parents, seize grand-grand-grand-parents, et trente-deux grand-grand-grand-grand-parents.

Supposant qu’une génération dure trente ans, si on suit notre ascendance à la treizième génération, pendant l’établissement d’Acadie en 1604 ou de Jamestown en 1607, on aura autant que 4096 ancêtres dans cette seule génération. Le nombre total de nos ancêtres dans ce temps-là est étonnant – 8190 gens.

Comme un Hébert de la douzième génération, j’ai identifié 79 surnoms différents dans ma généalogie, dans cette seule génération, et dans plusieurs cas où j’ai rencontré une fin totale, il y a probablement autres surnoms nombreux que je pouvais pas identifier.

Puisqu’on peut se souvenir des noms et des dates significatifs de nos parents et grand-parents, les choses deviennent plus déroutantes aussitôt que notre quatrième génération où on a trente-deux noms et collections de dates de pas oublier dans cette seule génération.

Un diagramme de généalogie est comme une carte routière de nos ancêtres. Ca va nous aider à les garder organisés. On peut échanger les diagrammes de généalogie avec les parentés pour être capable de voir comment les autres descendent d’un ancêtre commun.

Le diagramme de généalogie nous aide avec un autre challenge – on veut pas juste n’importe quel ancêtre dans notre généalogie, on veut nos ancêtres. On construit la généalogie réussie par commencer avec nous-mêmes et on remonte en arrière une génération à la fois, avec la preuve pour chaque chaînon. Si on est dit qu’on a descendu de quelqu’un célèbre, il est tentant de sauter les générations intermédiaires et commencer à travailler quelque part dans le passé, sans établir les relations parents-enfants. C’est là où on risque de ramasser les ancêtres de quelqu’un d’autre.

Trouver de l’information sur des ancêtres immigrés peut être un challenge, donc il y aurait peut-être de l’information qui manque à un certain point du diagramme de généalogie. Laisse pas ça te décourager. Après tout, la généalogie et l’histoire de famille est là pour remplir les trous.

In beginning our family history and genealogy, it is important to use the most common tools in genealogy for organizing the information we know about our ancestors: the pedigree chart, the family group record, and the research log.

The pedigree chart is used to show our ancestry at a glance.

As we gather information about our relatives and ancestors, the pedigree chart helps us keep track of the information we find. It is easy in the beginning when we write down the information about us and our parents – there are only three names and sets of dates to keep track of. But soon, the task will take on new proportions. With each generation back in time, we double our ancestors. We have two parents, four grandparents, eight great-grandparents, sixteen great-great-grandparents and thirty-two great-great-great-grandparents.

Assuming that a generation averages thirty years, if we follow our ancestral lines through time to the thirteenth generation, around the founding of Acadie in 1604 or Jamestown in 1607, we will have as many as 4,096 ancestors in that one generation alone. The total number of our ancestors back to that time is an astounding 8,190 people.

As a twelfth generation Hébert I have also identified 79 different family surnames in my genealogy in that generation alone and in many cases where I have encountered a dead end there are probably numerous other surnames that I have not been able to identify.

While we can remember the names and significant dates of our parents and grandparents, things are going to get confusing as early as our fourth generation when we have thirty-two names and sets of dates to keep track of in that generation alone.

A pedigree chart is like a road map of our ancestors. It will help us keep them organized. We can exchange pedigree charts with relatives so we will each be able to see how the other descends from a common ancestor.

The pedigree chart helps with another challenge: we don’t want just any ancestors in our genealogy, we want our ancestors. Successful genealogy is built on starting with ourselves and working backward, one generation at a time, proving each link as we go. If we have been told we are descended from a famous person, it’s tempting to skip the intervening generations and start to work somewhere in the past, without establishing each child-parent relationship. That’s when we risk collecting someone else’s ancestors.

Finding information about immigrant ancestors can be challenging, therefore there may be missing information at some point in the pedigree chart. Don’t let that discourage you. After all, genealogy and family history is about filling in those gaps.